Le récit d’Alexa

– Qu’est-ce qu’il y a derrière la porte ? demande Martin à sa Mère.

– Ça c’est une bonne question, mais surtout, derrière quelle porte ?  dit sa mère .

– Mais la porte verte, grise et noire avec une tête de mort dessus !

– Je n’ai encore jamais vu une porte verte, grise et noire avec une tête de mort dessus.

– Ah bah oui !  dit Martin,  je ne t’ai encore jamais raconté l’histoire de cette porte. Alors c’est une porte tout au bout de la cour, elle est vraiment bizarre, parfois il y a des hommes qui portent de gros sacs et qui vont et viennent par la porte. Après pendant la récréation on entend de drôles de bruit qui viennent de la porte et on a déjà essayé de regarder dans le trou de la serrure, mais on a que vu du noir. On a même demandé au Directeur ce qu’il y a derrière la porte mais il a dit : c’est privé.

– Oh la la ça, c’est vraiment une histoire mystérieuse. Mais mange d’abord, finis ta soupe.

Martin mange vite et puis il appelle son meilleur copain Léon.

Léon a demandé à son père s’il sait quelque chose parce qu’il travaille à l’école.

Il a dit que ces  hommes ne sont pas très gentils et devant l’école ils lui ont demandé de l’argent. Il ne voulait pas leur en donner.

Mais après il a été obligé, parce que ils avaient besoin de toujours plus  pour donner encore beaucoup plus d’argent que ce dont l’école avait besoin.

-Et pourquoi ils veulent ça ? demande Martin.

-Et surtout, pourquoi l’école ne donne pas accès à cette salle mystérieuse ?

-Parce que ces hommes, ils étaient en  prison et le directeur qui les connaissaient avant était sur qu’ils pouvaient travailler là.

-Alors ça veut dire que ce sont peut-être des voleurs ?

-Oui, peut-être, dit Martin tristement.

-Mais je crois que ça sera mieux si tu viens chez moi, alors à toute à l’heure Martin !

-A toute à l’heure Léon.

Martin demande à sa mère s’il a le droit d’aller chez Léon,  heureusement oui, alors il prend son nouveau petit microphone, et ses affaires de détective. A quatorze heures,  il va chez son copain qui habite juste à coté. Martin est très content parce que comme Léon il adore les détectives et il est aussi très curieux,  trop curieux comme sa mère le lui dit souvent. Léon attend déjà devant la porte de sa maison, il est très content et dit : «  j’ai demandé à mon père s’il me prête la clé de la cour et il est d’accord! »

-Alors qu’est-ce que tu attends encore ? demande Martin, et tout deux partent pour l’école.

Devant l’école, ils se cachent parce que les hommes sont là !

– Et qu’est-ce qu’on fait maintenant ?  demande Léon.

– Bah on va essayer d’aller à l’école sans qu’ils nous voient ! Mais ça ne va pas être facile, dit Martin.

Tout doucement les deux garçons commencent à avancer et ils font hyper attention à ne pas faire de bruit. Mais… C’est bizarre,  pourquoi un des hommes les a entendu ? Léon pourrait encore vite se cacher mais Martin n’est pas à l’abris, les deux hommes prennent donc Martin. Léon a peur pour Martin, mais il se dit que là, c’est le bon moment pour aller dans la cour, parce que les deux hommes sont occupés avec Martin. Léon a de la chance, il est arrivé  juste après qu’un des hommes soit revenu pendant que l’autre part avec Martin dans une grande voiture noire.

Léon est presque mort de peur. Il est devant la porte, il fait un grand effort et entre. Derrière la porte c’est tout noir. Maintenant Léon a envie de savoir ce qu’il y a de caché ici. Presque sans bruit, il avance. Il marche ainsi à peu près un quart d’heure et au bout de ce quart d’heure, il entend un bruit qui devient de plus en plus fort. Enfin il voit quelque chose, mais il ne sait pas vraiment ce qu’il voit. Quand il avance encore un peu, il comprend. C’est une machine qui fait des faux billets ! Léon a déjà vu à la télé des gens qui fabriquent des faux billets et qui sont allés en prison pour cela. Alors il va vite à la sortie ! Arrivée à la sortie Léon regarde si l’homme est encore là, mais il est parti et Léon court vite chez la police et raconte au commissaire tout ce qu’il a vu. Le commissaire et deux autres policiers vont avec lui dans une voiture de police,  à l’école. L’homme est revenu, quand il a voit la police il veut aller vite dans une voiture noire, mais le commissaire est déjà sorti de la voiture  et il attrape l’homme pour lui  mettre des menottes. Il dit à Martin : et maternant, montre-moi cette porte !

-Elle est là-bas !, dit Léon qui montre avec son doigt la porte. Un policier reste avec le voleur, pendant que le commissaire et le second policier suivent Léon. Quand ils sont presque arrivés, Léon entend quelqu’un venir. Il dit en chuchotant au commissaire qu’il doit attendre un peu. C’est l’autre homme, celui qui est avec Martin et on dirait qu’il cherche quelqu’un. Malheureusement le policier est un peu malade et  tousse. C’est ainsi que l’homme les entend et sort un pistolet. Les mains en l’air ou je tire !

-C’est l’homme qui a pris Martin ! dit Léon au commissaire en chuchotant mais l’homme l’entend et dit : plus un mot ou…

-Ou quoi ? demande Martin qui s’avance avec un pistolet dans les mains.

– Et c’est vous qui devriez mettre les mains en l’air ! Sinon je tire » dit Martin

– Oui, bien en l’air, et maintenant passe ton pistolet à Léon !

Obéissant,  l’homme passe le pistolet à Léon.

– Excellent ! dit le commissaire à Martin, et je crois que c’est toi le Martin qui a été kidnappé par cet homme ?

-Oui c’est moi et je suis très heureus d’avoir ramené mon petit couteau, sinon je n’aurai  pas pu sortir ! dit Martin en sortant quelque chose de sa poche.

– Que ce que c’est ? demande Léon.

– C’est comme un téléphone, mais on ne peut appeler que d’autres téléphones comme celui-ci, dit le policier.

– Maintenant,  mieux vaut sortir d’ici !, dit le commissaire. Dehors l’autre policier met le voleur dans la voiture.

Martin court vite à la maison et raconte à sa mère ce qui s’est passé, pendant qu’elle était à la maison. Elle est très choquée.

– Es tu sûr que tu n’as pas mal aux mains ?

-Non non, j’ai pas mal !  dit Martin, très heureux de toute cette histoire !

Cette histoire a été rédigée par une élève allemande, présente 6 mois au sein de la classe dans le cadre d’un séjour linguistique. Ce texte a été corrigé par nos soins mais nous tenons à souligner que la syntaxe et l’orthographe de cette élève allophone étaient tout à fait remarquables  !